Apollon Dieu

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Posté le: Dim Mai 13, 2007 9:02 pm Sujet du message: Géographie de la Cité |
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Titre:
Géographie de la Cité
Epoque étudiée:
IXème au IVème siècles
Sources:
Article:
La Grèce: une myriade de micros-Etats:
Sous l'Antiquité, les Grecs étaient organisés en cités. Ce terme, en grec "polis", désigne un Etat, avec son organisation sociale, économique, politique, religieuse et culturelle. Il existait alors plus de 300 cités en Grèce. Elles étaient indépendantes, « libres et autonomes » comme les grecs le disaient eux même, et très variées, mais toutes partageaient des valeurs culturelles communes. La cité la mieux connue et la plus étudiée est Athènes.
Les éléments géographiques d'une Cité:
Pour définir la cité grecque, il faut parler de trois éléments essentiels :
- La cité est d'abord un groupe d'hommes libres, et il s'agit bien d'hommes par opposition aux femmes. Seuls ces hommes possèdent les droits politiques ; ils constituent une communauté. Lorsqu'ils fondèrent leurs nombreuses colonies hors de Grèce au cours des 8e, 7e et 6e siècles av. J.-C., il s'agissait bien d'une partie de la cité, ses citoyens et ses règles d'organisation, qui partaient s'installer outre-mer.
- La cité, c'est ensuite la ville, désignée par le mot asty, par opposition à la campagne. La ville avec ses bâtiments civiques et religieux, installés dans des lieux choisis très précisément.
- La cité, c'est enfin le territoire autour de la ville, la campagne (chôra), plus ou moins vaste, méticuleusement occupée et balisée. C'est cette campagne qui par sa terre fait les citoyens.
Cet ensemble ville-campagne est plus ou moins strictement délimité, les confins de la cité, ses limites, ses frontières sont toujours la cité et ne sont plus tout à fait la cité, c'est une zone disputée et revendiquée, une zone mal définie et source tout à la fois de culte et de combats.
- La ville :
La ville (asty) s'oppose à la campagne (chôra). C'est l'espace construit par opposition à l'espace cultivé. Elle ne compose qu'un élément du territoire de la cité. Elle comporte habituellement un certain nombre de lieux bien spécifiques répondant aux fonctions politique, militaire, religieuse, économique. Elle est entourée de remparts protecteurs.
- L'Agora :
C'est la place du marché, le lieu de rencontre. L'assemblée des citoyens peut s'y réunir faute de lieu spécifique. On y trouve des temples et autels, des sanctuaires. Les bâtiments politiques ne sont pas éloignés. A Athènes, l'Agora est le centre de la ville, entourée de portiques. La ville abrite les bâtiments publics et politiques : le siège du Conseil, les tribunaux, les gymnases, les palestres, le théâtre.
- L'acropole :
C'est la ville haute. Construite sur une hauteur, elle surplombe le reste de la ville, abrite des sanctuaires, parfois les plus importants, et offre un refuge en cas de danger. Dans certaines villes, l'acropole est installée sur une colline très haute, éloignée et difficile d'accès comme à Argos ou à Corinthe ; parfois la ville propose deux acropoles : Argos encore, ou Mégare.
- La campagne :
La campagne, c'est le territoire plus ou moins vaste qui entoure la ville. La chôra s'oppose à l'asty et la complète en même temps : ce sont les deux éléments spatiaux, en réalité indissociables, qui composent le territoire de la cité. Dans la campagne se trouvent les terres cultivées, les fermes et autres bâtiments agricoles. Mais ce n'est pas un espace désert pour autant, les villages y sont nombreux. Elle abrite ainsi une part très importante de la population de la cité.
Elle est donc l'espace par excellence de l'activité agricole, celui du monde des paysans qui possèdent et labourent la terre, sèment et récoltent ce qui fait vivre (en partie) la cité. Le petit paysan, à Athènes en particulier, incarne l'idéal-type du « paysan-propriétaire-citoyen ». Très attachés à cette terre qu'ils possèdent, ces paysans - georgoi ou agroikoi - forment sans aucun doute une très grande majorité de la population et restent installés dans leurs villages auquel ils sont particulièrement attachés, comme l'écrit Aristophane : "J'ai la ville en horreur et pleure mon village" («Acharniens», vers 33-36). Mais une nette évolution s'opère au partir du 6e siècle et l'on voit apparaître les régisseurs qui gèrent des domaines de taille plus ou moins grande pour le compte de riches propriétaires restés en ville.
La campagne est parcourue par les patrouilles d'éphèbes, au cours de ce qui correspond à leur service militaire. Ces éphèbes sont cantonnés dans de nombreux fortins, constructions militaires qui parsèment la campagne et qui sont indispensables en cas d'attaque pour assurer la protection de la cité et offrir un premier refuge aux citoyens.
- Les confins de la cité :
Les parties les plus éloignées du centre de la ville forment les eschatai. Lieux extrêmes du territoire, confins de la cité, elles sont au-delà des terres cultivées, au-delà de la zone effectivement occupée par les hommes. Ce sont les régions "au bout", "à l'extrémité, "à la limite". Faites de collines élevées ou de montagnes, elles sont couvertes de forêts ou occupées par des marais. Elles sont parfois peu accessibles, laissées à l'usage des bergers, des bûcherons ou des charbonniers. Ces régions incertaines, aux frontières un peu floues, sont une zone de chasse, le domaine privilégié d'Artémis. On y trouve aussi les sanctuaires extra urbains de la cité. Lieux des espaces sauvages, limites de l'espace civilisé, elles forment ce que l'on peut nommer une "frontière anthropologique de la cité" ; la frontière politique, elle, marquée par des bornes, les hermai - piliers quadrangulaires surmontés d'une tête du dieu Hermès - se trouve au-delà. C'est aussi la région contestée, revendiquée par les voisins, objet des guerres et lieu des combats.
Athènes et l'Attique:
A Athènes le territoire civique est rigoureusement organisé depuis les réformes de Clisthène (-508). Il est divisé en trois régions :
- La ville (asty), c'est-à-dire Athènes elle-même,
- La côte (paralie)
- et l'intérieur des terres (mésogée).
L'unité de base du découpage, celui dans lequel le peuple se reconnaît et s'identifie, c'est le dème, le village avec son propre territoire, ses propres institutions (assemblée du dème). Chaque dème désigne un nombre précis de représentants au conseil de la cité (la boulè).
Les trytties sont des regroupements de dèmes, non homogènes pour permettre l'éclatement des solidarités locales et assurer un relatif "mélange" des citoyens.
Les tribus sont formées par l'addition de trois trytties : une de la ville, une de la côte, une de l'intérieur. C'est la tribu qui désigne les magistrats. Comme il y avait dix tribus, le nombre de magistrats est toujours un multiple de dix : 6000 héliastes, 500 bouleutes, 10 prytanes, 10 stratèges, 10 archontes. Cette structure des tribus athéniennes est spécifique, Clisthène ayant voulu éviter des tribus à caractère clanique, habituelles dans le monde grec.
Comme on le voit sur cette carte, la cité des athnéniens ne se résume pas
à la seule ville d'Athènes, mais regroupe tout le territoire de l'Attique:
Pour le jeu:
Retenir que la ville n'est pas le seul éléments de la Cité.
Qu'il y a 4 espaces pour faire une cité:
- La ville: espace des prêtres, des politiques, des marchands, des artisans.
- La campagne: espace des agriculteurs
- La côte: espace des pêcheurs
- Les confins: espace des chasseurs, des bucherons, des mineurs, des bergers. _________________ Est-ce ma faute si j'éclaire vos jours? ... |
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